La vie de Luca I

Aussi loin qu'il puisse se souvenir, Luca a toujours été attiré par les filles.
Mais les filles n'ont pas toujours été attirées par Luca.
Luca en a souffert. Il en souffre encore mais ne le sait pas. C'est pour cette raison qu'il a décidé de changer.
A l'apogée de son impopularité, Luca rentre enfin en classe de seconde. Il n'a bien souvent fait qu'essuyé des échecs tout au long de ses 16 années de vie de moyenne classe, porté entre les jeux vidéos et les mangas. Pourtant Luca n'est pas un geek, il voudrait sortir, mettre le nez dehors, et ce qu'il veut surtout c'est sortir de son corps qui le dégoute tellement, ce corps que personne n'a jamais aimé.
Arrivée en classe de seconde donc, Luca fait une rencontre, une fille de sa classe. Il est amoureux et apprendra à le regretter. En peu de temps l'histoire commence vite, très vite.
Luca a à peine le temps de goûter au plaisir d'être aimé et d'aimer, que sans s'en rendre compte il fout déjà son couple en l'air.
Luca aime aussi les autres filles. Il n'est pas amoureux à proprement parler, de chacune bien sûr, mais il ne peut s'empêcher d'y penser.
Il faut dire que Luca n'était vraiment pas la bombe sexuelle de son temps, mais il commence à devenir acceptable, « potable ».
Luca profite, son style s'améliore, il se construit sa propre personnalité. Il ne sait pas si il est égocentrique, mais il sent les regards se tourner vers lui, de temps en temps, puis plus régulièrement.
Désormais il le sait, Luca n'est pas dégueu.

Luca sort avec Madison. Madison est belle, Madison est douce, Madison est chiante.
Madison est exigeante, Luca ne sait pas comment gérer les crises de Madison, les envies de Madison, les excès de colère de Madison, et le comportement de petite prétentieuse, toujours de Madison.

Madison, Madison, Madison ! Son premier amour. Réduit à de la merde.

Luca se fait larguer par Madison. Que faire alors? Perdre du poids, voilà une bonne solution. Luca ne mange plus, Luca perd aussi du poids par les yeux, il pleure il pleure ce pauvre petit, il mord le bord de sa couette le soir, dès qu'il entend une chanson à la radio qui lui rappelle Madison. Pleurer ne la fera pas revenir, ne pas manger non plus. Ce n'est pas un choix. C'est une contrainte. Son estomac rétrécit, déjà que le type est sec, il n'avait pas besoin de ça.
C'est sa mère qui découvre le pot aux roses. La mère de Luca a bien senti que quelque chose n'allait pas. Ils en discutent mais comme bien souvent quand on est adolescent, les parents ne sont que des cons qui ne comprennent rien à rien. Luca lui, est un gentil garçon. Il déteste ces gens qui pensent que leurs problèmes sont les plus graves.
Non, Luca se dit à soi-même : « Tu en verra d'autre mon gars ». Pourtant Luca ne cesse de chialer et ses amis seront de véritables appuis pour lui.
Luca est véritablement conscient que ce qui l'attend sera encore mieux, qu'il ne connait rien encore de la vie. Il sait aussi que d'autres peines viendront le frapper au cours de son existence, bien plus importantes.

Pour l'instant c'est un lycéen. Ce qu'il vit c'est de la pisse, tant qu'il n'a pas de maison, pas de boulot, pas d'enfants, pas d'impôts, pas à faire les courses pour la semaines dans un hypermarché, pas à faire la cuisine, le ménage, à manger parce qu'il vit chez papa-maman, pas à stresser pour des réunions avec Jean-Claude son patron et Rémi du service compta qui lèche le cul de Jean-Claude, pas de rendez-vous avec le banquier Monsieur Bouchard ce gros porc qui joue au golf le dimanche et fume des cigares en se faisant sucer la queue par Crystel sa secrétaire trop conne pour savoir que le sperme est bon pour la peau, et qui donc prend un mouchoir quand Monsieur Bouchard éjacule; parce qu'il sait que tout ça est lointain, Luca ne se soucie de rien.

# Posté le samedi 28 mars 2009 13:42

[Distressing Report]

[Distressing Report]
"On naît seul, on vit seul, on meurt seul. Seul, toujours seul. Et même quand on baise on est seul. Seul avec sa chair, seul avec sa vie, qui est comme un tunnel qu'il est impossible de partager. Et plus on est vieux, plus on est seul, face à quelques souvenirs d'une vie qui se détruit au fur et à mesure. Une vie, c'est comme un tunnel. Et à chacun son petit tunnel. Mais au bout du tunnel, il n'y a même pas de lumière. Il n'y a plus rien. Même la mémoire se décompose avant la fin. Les vieux le savent bien. Une petite vie, des petites économies, une petite retraite, et puis une petite tombe. Et tout ça, ça ne sert a rien. Strictement à rien. Même les enfants, ça ne sert à rien. Dés que leurs parents n'ont plus rien a leur donner, ils les foutent dans des hospices pour qu'ils crèvent seuls, et en silence. Même les enfant n'en ont rien a battre. L'amour filial, ça n'existe pas. C'est un mythe. Ta mère, tu l'aimes juste quand elle te donne du lait. Et ton père, quand il te prête du fric. Mais quand les seins de ta mère se sont desséchés, et qu'il n'y a plus de lait à en tirer, ou quand les poches de ton père se sont vidées de leur fric, alors il n'y a plus qu'à les mettre dans un placard lointain, en espérant qu'ils meurent d'une maladie rapide et pas trop coûteuse. C'est comme ça, c'est la loi de la vie. Ce n'est que lorsqu'il y a un héritage à toucher que les enfants font semblant d'être gentils. Mais quand tout l'héritage c'est un frigo ou une télé, ce n'est plus la peine de faire semblant. Ou alors vraiment le minimum, juste de quoi se donner bonne conscience. Un coup de fil par mois, et quelques larmes au moment de leur enterrement, et on est quitte avec son devoir. L'amour, l'amitié, tout ça, c'est du pipeau. Ce sont des illusions, des illusions de jeunesse qu'on entretien pour cacher que tous les rapports humains ne sont que du petit commerce. Parler d'amitié et d'amour ça nous arrange, mais par calcul. La réalité, elle est beaucoup plus vénale. Ta mère, tu l'aimes parce qu'elle te nourrit, et t'empêche de mourir. Ton ami, tu l'aime parce qu'il te trouve un travail qui te donne a manger, et t'empêche de mourir. Et ta grosse, tu l'aime parce qu'elle te fait la cuisine, te vide les couilles, et te fait des enfants qui devront te protéger quand tu seras trop vieux, et que t'auras peur de mourir. Mais il suffit d'avoir giflé une seule fois son môme pour qu'il se venge quand tu seras vieux. En fait, cette gifle, ça l'arrange énormément. Et lorsqu'il te foutra a l'hospice, elle lui servira de prétexte pour masquer le désintérêt naturel que n'importe qui éprouve à l'égard de ses géniteurs. Non, baiser n'est pas un bon calcul. Ça coûte même très cher. Mais ça fait passer le temps. Et quand le désir de baiser est parti, on se rend compte qu'on a plus rien à faire dans ce monde. Et qu'il n'y a jamais rien eu d'autre dans cette putain de vie. Rien qu'un programme de reproduction inscrit au fond de nos tripes, et qu'on se croit obligés de respecter. Naître malgré soi, bouffer, agiter sa queue, faire naître, et mourir, la vie est un grand vide. Elle l'a toujours été, et elle le seras toujours. Un grand vide, qui pourrait parfaitement se dérouler sans moi. Mais moi, je n'ai plus envie de jouer ce jeu. Non je ne veux plus. Je veux vivre quelque chose de personnel, d'intense. Je ne veux plus être le dernier boulon interchangeable d'une énorme machine. Le jour de ma mort, je ne veux pas avoir l'impression d'avoir vécu les mêmes conneries que tous les millions de crétins qui s'entassent sur cette planète. En somme, ce que j'ai vécu, le dernier des trous du cul l'a vécu lui aussi. Il faut que je me trouve une raison, un prétexte, au hasard, n'importe quoi pour avoir envie de tenir encore vingt ans jusqu'à ma mort. Tiens, si je pouvais recommencer une existence, je devrais faire des films pornos. Là, au moins, c'est clair. Les gens qui font ça, ils ont tout compris au sens de notre espèce. Soit t'es né avec une bite, et tu n'es utile que si tu te comportes comme une bonne bite bien dure qui bourre des trous. Soit t'es né avec un trou, et tu ne seras utile que si tu te fais bien bourrer. Mais dans les deux cas, t'es tout seul. Oui, moi je suis une bite. C'est ça. Je suis une misérable bite. Et pour me faire respecter, il faudra que je reste bien dur. "

C.T. Réservés

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 17:37

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 07:41

Waow... :'-) [Dialogue avec moi-même, sous influence de]

Waow... :'-) [Dialogue avec moi-même, sous influence de]
Des gens,

Merde, je ne sais pas comment finir cette phrase. Je veux dire, il y a des gens qui continuent de venir même quand je galère à sortir quelque chose, qui suivent les nouvelles même quand il n'y a rien depuis des mois.

Je suis désolé de cette phrase complexe à comprendre. En fait je vois mon clavier dans une sorte de 3D, et en plus de ça il est à l'envers. Je crois que je ne vais pas très bien.

Putain ce commentaire de remerciement vire en quoi là? Pourquoi toute cette question? Pourquoi cette musique? Quelles drogues ont pris les artistes? Quelles sont les raisons de ce que j'écris. -Rien. -Ha bon. Mais qui est tu? -Qui?Moi -Oui. Moi je suis toi. -Donc à nous deux nous sommes nous. Non, nous sommes on. -C'est pareil. -Non, sauf si moi je ne suis plus toi mais que toi, tu restes toi, et donc moi, moi. -A nous deux, nous sommes nous puisque toi et moi sont chacun soi. -C'est vrai. Tu veux en faire rentrer un troisième? -J'aimerais beaucoup çanapasdesens faisons le rentrer. -Le, tu veux dire lui? -Oui, c'est moi dont il parle. Mais qui parle de qui? On avait convenu que moi j'étais moi et que lui étais lui et que nous étions nous. Tu es il, ou quoi? -Je ne suis pas quoi, je suis aussi moi, mais pas le même moi que toi ton moi. -Dons pour nous tu est un il potentiel et pour toi nous sommes un vous, ou chacun un toi pour toi. -Oui mais nous pouvons aussi être nous trois admettez-le, suffit que je vous rejoigne. -Hors de question, il te faut un quatrième pour que toi tu sois aussi un nous mais avec l'autre. -Oui tu pourras aussi être un toi et lui un lui, nous nous serons toujours nous. Donc pour nous, vous serez eux. -Vous aussi vous me serez eux. Surtout toi là, t'a une bonne tête de eux. -Dis à Calvin d'arrêter sa musique là j'en peux plus je suis trop perché...

It was acceptable in the 80's

Je n'en puis plus. Dodo. Il est temps.

C'est un remerciement à la base mais sérieux c'est n'importe quoi. "C'est mon bébé, mon horrible bébé!"
Faites en ce que vous voulez. Mais si allez, promis. Je te dis que oui maintenant c'est bon. J'hallucine où bien mon écran se rapproche de moi? Comme par hasard, Smoke On The Water, fuckin' Deep Purple, man...
Je disais quoi, ah oui, tu prends cet article et tu te demmerde je sais pas moi! Et comment ça s'écrit demmerde? C'est demmerde ou demmerdes, pour dire tu demmerdes?
Stop. vraiment stop.

Dormir, voilà ce qu'il faut.
Prout.

# Posté le mardi 28 octobre 2008 19:52

Amsterdam, introduction

Amsterdam, introduction
Amsterdam, introduction

Dans ma vie, il y a quatre jours que je ne pourrais jamais oublier. Quatre jours de folie. Des jours remplis de défonce, de sexe, de malbouffe, mais aussi de culture.
Amsterdam, du 10 au 14 septembre 2008, en plein c½ur du Quartier Rouge. La plus longue défonce de ma vie.

Les vacances scolaires furent propices à la réflexion, et de fil en aiguille, l'idée de partir à Amsterdam, de voir comment c'est là-bas, de vivre Amsterdam, commençait à se faire sentir de plus en plus.
En discutant avec des amis j'apprends que apparemment je ne suis pas le seul à avoir envie.

Petit à petit le voyage se construit, achat des billets, longue attente, excitante et pesante. Quand viens le jour J, je ne suis même pas foutu de me réveiller à l'heure. Ayant dormi à peine une heure, c'est la tête dans le cul que je pars, moi et un mon compagnon de voyage, prendre le train de 7h du matin direction Angoulême.

On est dedans, ça y'est, plus que 10 heures de voyage, changement à Angoulême, puis à Paris (gare Montparnasse, métro, gare du Nord). On passe la frontière à bord du Thalys, bonjour messieurs de la douane, sympa vos brassards orange fluo, puis on débarque vers 17h dans la ville de tous les vices.

Très beau temps, la ville paraît superbe au premier coup d'½il. Mais on est venu aussi pour autre chose. Au bout de quelques pas dans ce qui semble être la ville du pro-cyclisme, nous tombons sur une ruelle aux enseignes aguicheuses. Route 99, retenez bien ce nom. Bon, les tenanciers sont un peu cons j'ai envie de dire, les étrangers ont pas l'air les bienvenus, mais l'ambiance est très sympa.
Ambiance oui, la smoking area est séparé en deux, une moitié assez cosy et une moitié un peu plus sombre, néons ultraviolets, peinture phosphorescente.
Bonjour, je vous présente monsieur Herrer, prénom Jack. Ce mec fait super mal, la deuxième latte m'a fait prendre conscience que pendant quatre jours, ma conscience justement serait trompé par du pur produit moléculé THC. Aïe aïe aïe...

Petite balade, on retrouve deux compères pour ce voyage complètement dingue qui ont pris un autre point de départ. Retour au Route 99, et un mec français nous accoste. Il nous explique qu'il rentre en France par le bus, qu'il ne veut rien ramener, et par conséquent il voudrait se débarrasser de ses produits. Comme on parle français, entre gens du même pays, on s'entend assez bien et il nous fait un don. Il nous donne une arme.
Bonjour, qui est-tu? Je suis une arme très dangereuse, je m'appelle AK-47 et on peut me fumer. BA-BA-BA-BA-BAM !!! Herbe 1 – Mon crâne 0.

On découvre ensuite notre auberge de jeunesse, l'endroit où nous allons passer quatre nuits.
The White Tulip, en plein c½ur du Quartier Rouge, dans la Warmoestraat, la rue « cuir hardcore ».
Les jeunes qui tiennent l'établissement vérifient leur planning, encaissent notre argent et nous donnent nos cartes d'accès. Direction deuxième étage, chambre 201. Premier et seul obstacle, un escalier aux marches bien trop raides pour les gens bien trop raides.
Chambre avec entrée sécurisée par digicode, 6 lits superposés, 12 casiers. Déjà quelque chose ne colle pas; il y a autant de casiers que de lits mais on partage les casiers, un pour deux personnes.
Quel con, j'avais oublié d'y penser ! Mais oui, on peut rajouter des matelas par terre, pour ceux qui arrivent à l'improviste et qui ont besoin absolument d'un toit pour passer la nuit. Pas manqué, en quatre jours, on s'est vu parfois a quatorze ou quinze dans la piaule.

Il est interdit de fumer dans la chambre. C'est écrit en tout cas.

Le soir approche. On mange, on se lave, on fait un tour. Déjà, rien que notre rue, on tombe sur des endroits douteux. Un magasin qui vend des habits tout à fait du style Village People, avec de beaux mannequins à moustache. A côté on trouve bien sûr un night club, le Cock Ring, et juste en face de l'auberge, une façade délabrée avec une porte banale et elle aussi en mauvais état. Au dessus de la porte, un tout petit panneau, une typographie simple, on peut y lire le nom de « l'établissement », je vous le donne en mille, Dirty Dicks, voilà tout est dit.
La tête que je devais avoir quand j'ai vu un papy habillé en caporal, avec la fine moustache grisonnante, les habits en cuir noir et en jean, parsemés de chaînes pendantes.
Ça doit avoir ses avantages de se faire prendre le petit, mais sur ce terrain là, je suis hors-jeu, loin de là mon univers.

Pour en revenir au voyage donc, sérieux la Warmoestraat c'est bel et bien une rue de malade mental! Oui donc la soirée... Les magasins de bouffe pullulent dans cette ville, Burger King, MacDo au pluriel, Walk To Wok, Wok To Go, marchands de frittes, pizza slice j'en passe et des meilleurs. Le royaume de la bouffe rapide, adaptée pour les touristes. J'en ai bouffé du burger, jusqu'à plus faim, en quatre jours.

Les putes sont belles, les putes sont bonnes, les putes donnent envie de baiser.
De la coke et des putes, rien de plus facile ici.

Première nuit des plus merveilleuses, vraiment on se croirait à Disney Land. Des paillettes, des gens en costume de dessin animé qui sourient, du bonheur, des enfants qui courent, des magasins de souvenirs partout, des attractions à sensation, et ba ici c'est tout pareil. Éclairage au néon, des gens en costumes de soirée qui sourient, du sexe et de la défonce ça se lit sur les lèvres (à boire!) et dans les yeux rougis par la fumette, des adultes avec une âme d'enfant qui cherchent l'attraction la plus vicieuse qui soit, des coffee-shops à en chier, des petits magasins où l'on te vend grinders, champignons, graines de cannabis, produits dérivés spécial défonce et Bob Marley représente sévère, des t-shirts, le logo XXX vertical d'Amsterdam qui vient sans cesse te rappeler que ici ça rigole pas, que tu es bien dans la ville de toutes les turpitudes, plus rien n'a de sens, cette phrase n'a plus de sens, ta vie n'a plus de sens car toute cette merde c'est l'exploitation commerciale de notre côté pervers à nous l'homme, entièrement assumé, dépénalisé, autorisé et contrôlé. Un parc d'attraction pour les grands, oui ici c'est DisneyLand.

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 20:30

Anecdote 14

Petits riens et pas grand chose.

EN COURS

# Posté le lundi 15 septembre 2008 15:05